Les Rapsodies Citadines

Les rapsodies citadines

 

 

 

Dans le train de 05h56, les travailleurs de la lointaine banlieue emmènent leurs fatigues dans l'aube naissante.

Des parapluies brisés trainent dans des poubelles en plastiques, sur le quai de gare, le vent fait froncer les écharpes et capuches…

La pluie fracasse la nuit en mille éclats.

Errance pisseuse dans la chaleur citadine du métro. Ventre insatiable de misère froide.

Recroquevillé dans un coin de pisse, l’homme balançais sa crasse, sous la masse indifférente et laborieuse du métropolitain. 

Ligne 4 : la conductrice du métro était aussi belle qu’elle était brune. Son regard, clair, concentré sur l’axe sombre de la voie.

Le soleil lisse sa révérence sur les champs dénudés. Le train, banlieusard, ramène sa cargaison de fatigue.

Dans un feulement de ferraille, un parfum d'huile, le train transperce les gares, sans voir sous le halo orangé d'un réverbère,

l'homme fumant sa solitude.

Je regarde les néons du train de 20h01. Les gares défilent dans un flou de liserés lumineux. Quelle est ma place dans ce monde.

Mon front appuyé sur la vitre crasseuse, voyant filer les villes nocturnes, les aiguillages faisant tressauter ma fatigue et mon ennui...

 

L’odeur de café chaud, Paris dans l’aurore orangée d’un soleil timide…

La neige dépose son doigt délicat sur la rumeur de la ville.

Fardée telle une affiche publicitaire vantant une lessive, l’élégance outrée de cette dame masquait ses fêlures.

 

Le soleil ciselait de l'or sur les branches maigres des arbres.

 

Je ramasse mes débris dans la rumeur du monde

Le seul talent que j'ai... Et celui de vivre.

Et,

Je te ferai l'amour sur 'Lady of Guadalupe' de Kat Onoma...

 

 

 

Du 29/01/2013 Au 02/03/2013

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02/03/2013
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