Parenthèse Noire (acte I)

Parenthèse noire

Le corps de l’homme en proie

à l’errance s’habitue vite

au visage nombreux de la mort :

fatigue, dégoût, ruine de tous

 

projets, ces promesses pas à pas

qui reculent, s’enfoncent dans l’hier

et la nuit. Sur quoi vient la rouille

du moindre geste. On dirait

 

qu’elle se pose comme une feuille

quand le sang ne veut plus courir,

à bout de tant de regrets, remords,

soupirs, ce qu’on porte malgré soi :

 

l’encombrant bouclier des vaincus.

 

Guy Goffette

Photo de Kiriko Nananan (La parenthèse des spectres 2011).png



18/08/2014
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