Les Asturies Nécropoles

Les Asturies nécropoles

 

 

 

Un ponton vermoulu lancé sur le silence humide. Un frisson. Une libellule carnassière…

 

(Un pantacourt vert pâle, un t-shirt à manches longues bleu… La peau tannée, halée, la tignasse blonde, ébouriffée ; le poivrot avançait dans l’été incertain,

Coulé dans la nonchalance trainarde et colorée, des femmes en boubou, sous le poids humide d'un orage naissant.)

 

Sous la tonnelle, un arpège ciselait la lumière déjà brûlante d'un soleil naissant...

Une abeille mellifère se reposait sur le béton gris de l’escalier. Une passerelle, enjambant les voies silencieuses de la petite gare.

 

(Ces heures d'ombres clouées au fond du crâne, que nos doigts glacés par la haine, triturent inlassablement.

Sang séché, filet de salive collée à la commissure des lèvres, signe d'une enfance mal balafrée...)

 

Sous les marronniers craquelés de chaleur, le feuillage luisant de soleil, les femmes vêtues de sombre, le regard dilué dans l'immobilité du temps.

Vertige des falaises déchiquetées, humides du fracas de l'océan...!

Du haut de l'escarpement, les pins maritimes berçaient l'agonie du cachalot échoué sur la grève... 

Une flaque de sang brunissait le sable doré sous le rire carnassier des goélands argentés. 

 

(La mort est une belle histoire qui se raconte d'âge en âge, un refrain de marin, pour matelots de passage...)

 

Dans la pénombre du sous-bois, le soleil (enfin!), de ses doigts poudrés d'or fait tinter la linnée boréale.

 

 

 

Du 18/06/2012 au 23/07/2012

 

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23/07/2012
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